Transparence : au niveau fédéral c’est encore très nébuleux

RTS Téléjournal 19:30, 1.9.2019 – Alors que la transparence gagne du terrain au niveau cantonal, la situation reste très nébuleuse au niveau fédéral. C’est pourquoi l’initiative sur la transparence exige que les partis ou comités au niveau fédéral rendent public leur financement. Éric Martin, président de Transparency International Suisse, critique l’opacité dans le financement de la vie politique en Suisse et analyse : « Il y a une méfiance à l’égard des élus. Pour corriger cette situation, il faut améliorer la transparence dans le financement politique ».

Transparence : le contre-projet est critiqué par la gauche comme par la droite

RTS 1 Le journal de 6h, 30.8.2019 – Le contre-projet à l’initiative sur la transparence est critiqué par le camps bourgeois autant que par les partis de gauche. Martin Hilti, directeur de Transparency International Suisse, estime quant à lui, que le texte proposé est une bonne base mais représente encore de graves lacunes : « Le contre-projet ne prévoit pas de contrôles, qui sont pourtant indispensables pour le bon fonctionnement d’une réglementation ». De plus, le seuil minimum pour la déclaration de dons reste trop élevé.

Transparence : le contre-projet ne séduit pas

Le Matin, 29.8.2019 – Le contre-projet indirect à l’initiative sur la transparence est critiqué par la gauche comme par la droite. Transparency International Suisse, quant à elle, estime que le contre-projet ne va pas assez loin sur des points essentiels pour garantir de manière efficace la transparence du financement de la vie politique. L’ONG relève que l’argent joue un rôle important dans tous les domaines de la société, y compris la politique. Son origine représente une source d’information pertinente pour l’électorat lorsqu’il se forge une opinion politique.

Un poison pour la démocratie

Le Courrier, 29.8.2019 – Les explications de Serge Dal Busco quant au don de 10 000 francs reçu de Manotel laissent apparaître des incohérences. Alors que ce sera au juge de décider s’il y a eu une violation du code pénal, le dommage causé par l’affaire est déjà énorme, affirme Martin Hilti, directeur de Transparency International Suisse. Son organisation demande un code d’éthique contraignant réglant les conflits d’intérêt, dons et invitations, incluant des sanctions en cas de non-respect. « Le droit pénal est la ligne rouge à ne pas franchir. Même si elle n’est pas dépassée, certains comportements sont déjà problématiques », estime M. Hilti. Il appelle également de ses vœux la mise en place rapide d’une réglementation complète portant sur la transparence sur le financement des partis politiques, des candidats et des votations.