Politfinanzierung in der Schweiz: Die Koalition des Geldes

WOZ, 12.9.2019 – Kaum eine Demokratie ist so käuflich wie die Schweiz, in kaum einer anderen europäischen Demokratie ist der Einfluss des Geldes so unreguliert wie hierzulande. Die Schweiz habe bei der Regulierung des Lobbyings im Vergleich zu anderen Ländern grossen Nachholbedarf, sagt der Geschäftsführer von Transparency International Schweiz, Martin Hilti. «Bei der Parteienfinanzierung ist sie mittlerweile in ganz Europa das einzige Land ohne nationale Regulierung». Die vielen, intransparenten Wege des Geldes in der Schweizer Politik, die auch von der Staatengruppe gegen Korruption (Greco) kritisiert werden, zeichnet die Wochenzeitung hier nach- und vergibt auch einen Lobby-Award.

Schweizer Parlamentarier erhalten 6,5 Millionen von Banken und Versicherungen

Blick, 10.9.2019 – Mit lukrativen Mandaten bei Banken, Versicherungen und Krankenkassen nehmen National- und Ständeräte jedes Jahr insgesamt 6,5 Millionen Franken ein. Am besten verdienen Politiker der FDP und der SVP. Lobbying ist in der Schweiz nach wie vor intransparent und unreguliert – so müssen Parlamentarier zwar ihre Interessenbindungen offenlegen, nicht aber, wieviel sie mit ihren Nebenjobs verdienen.  Dadurch besteht die Gefahr, dass die Volksvertreter zu Firmenvertretern werden, warnt Martin Hilti, Geschäftsführer der Nichtregierungsorganisation Transparency International Schweiz, und erläutert: «Geld führt zu Abhängigkeiten. Je höher die Vergütung für ein Mandat ist, desto grösser ist in der Regel auch die Abhängigkeit».

Zutrittsregeln für Lobbyisten im Bundeshaus: „Tropfen auf dem heissen Stein“

SRF 4 News aktuell, 10.9.2019 – Mit einem deutlichen Entscheid hat der Ständerat für klarere Regeln für Bundeshaus-Lobbyisten gestimmt. Im Interview hält Martin Hilti, Geschäftsführer von Transparency International Schweiz, fest, dass der Gesetzesentwurf zwar ein kleiner Schritt in die richtige Richtung sei – letztlich brauche es aber noch viel mehr. Insbesondere müsse das System des „Göttibadges“ abgeschafft und mit einem Akkreditierungssystem nach objektiven Kriterien ersetzt werden. Auch brauche es eine Aufsicht, welche die Einhaltung der Regeln prüft und im Verletzungsfall Sanktionen aussprechen kann.

Le Parlement est-il trop laxiste avec les lobbys?

RTS Forum, 9.9.2019 – Le Conseil des État vient de confirmer sa volonté d’établir un registre des lobbyistes au Parlement Suisse. Dans une interview avec la RTS, Martin Hilti, directeur de Transparency International Suisse, explique pourquoi la création d’un tel registre ne serait qu’un tout petit premier pas dans la bonne direction. Il souligne que le lobbying, en soit légitime dans une démocratie, peut devenir problématique dans l’absence de transparence et de réglementation et énumère les trois éléments incontournables pour un lobbying démocratiquement légitime.  

„Ce n’est pas suffisant“

RTS Info, 3.9.2019 – Un sondage de SRF Data montre qu’une grande partie des parties politiques communiquent leur budget électoral. Selon Martin Hilti, directeur de Transparency International Suisse, c’est en effet un pas dans la bonne direction, mais pas encore suffisante. Non seulement ne connaît-on toujours pas le budget de tous les partis, mais de plus, les informations budgetaires ne sont pas suffisantes : Il faut également avoir les informations sur les grands donateurs et combien ils investissent. Par ailleurs, ceci n’est pas limité aux élections, mais aussi valable pour les votations et le financement des partis politiques en générale.

«Wir kommen nicht um eine Regelung herum»

SRF News, 3.9.2019 – Gemäss einer Umfrage von SRF Data sind die Schweizer Parteien bei der Wahlkampffinanzierung transparenter geworden. Gemäss Martin Hilti, Geschäftsleiter Transparency International Schweiz, ist das ein Schritt in die richtige Richtung. Allerdings reiche es bei weitem noch nicht aus. Einerseits würden weiterhin nicht alle Parteien ihre Wahlkampfbudgets offenlegen. Andererseits genüge es nicht, nur im Wahlkampf ein grobes Budget zu veröffentlichen.

Transparence : au niveau fédéral c’est encore très nébuleux

RTS Téléjournal 19:30, 1.9.2019 – Alors que la transparence gagne du terrain au niveau cantonal, la situation reste très nébuleuse au niveau fédéral. C’est pourquoi l’initiative sur la transparence exige que les partis ou comités au niveau fédéral rendent public leur financement. Éric Martin, président de Transparency International Suisse, critique l’opacité dans le financement de la vie politique en Suisse et analyse : « Il y a une méfiance à l’égard des élus. Pour corriger cette situation, il faut améliorer la transparence dans le financement politique ».

Transparence : le contre-projet est critiqué par la gauche comme par la droite

RTS 1 Le journal de 6h, 30.8.2019 – Le contre-projet à l’initiative sur la transparence est critiqué par le camps bourgeois autant que par les partis de gauche. Martin Hilti, directeur de Transparency International Suisse, estime quant à lui, que le texte proposé est une bonne base mais représente encore de graves lacunes : « Le contre-projet ne prévoit pas de contrôles, qui sont pourtant indispensables pour le bon fonctionnement d’une réglementation ». De plus, le seuil minimum pour la déclaration de dons reste trop élevé.

Transparence : le contre-projet ne séduit pas

Le Matin, 29.8.2019 – Le contre-projet indirect à l’initiative sur la transparence est critiqué par la gauche comme par la droite. Transparency International Suisse, quant à elle, estime que le contre-projet ne va pas assez loin sur des points essentiels pour garantir de manière efficace la transparence du financement de la vie politique. L’ONG relève que l’argent joue un rôle important dans tous les domaines de la société, y compris la politique. Son origine représente une source d’information pertinente pour l’électorat lorsqu’il se forge une opinion politique.

Un poison pour la démocratie

Le Courrier, 29.8.2019 – Les explications de Serge Dal Busco quant au don de 10 000 francs reçu de Manotel laissent apparaître des incohérences. Alors que ce sera au juge de décider s’il y a eu une violation du code pénal, le dommage causé par l’affaire est déjà énorme, affirme Martin Hilti, directeur de Transparency International Suisse. Son organisation demande un code d’éthique contraignant réglant les conflits d’intérêt, dons et invitations, incluant des sanctions en cas de non-respect. « Le droit pénal est la ligne rouge à ne pas franchir. Même si elle n’est pas dépassée, certains comportements sont déjà problématiques », estime M. Hilti. Il appelle également de ses vœux la mise en place rapide d’une réglementation complète portant sur la transparence sur le financement des partis politiques, des candidats et des votations.